Mystères et plaisirs étaient au rendez-vous le vendredi 25 mars à la Maison des Étudiants pour une soirée « Désir(s) » pleine de surprises. Trois temps forts : « La Cabine du désir », « Voilà beaucoup enjoué » et « Désirs Version 1 ».

Premier événement avec Romance Etcaetera.

« La Cabine du désir », une boîte noire et une bibliothèque itinérante. Désir. Sexualité. Beaucoup de mystères. La cabine du désir, c’est surtout deux personnages : Audrey Petburn et Madame Jacqueline. En collaboration avec AIDS et le Centre régional de la santé, leur intervention commence par une immersion dans le public. « On se balade, on dit bonjour aux gens, on distribue des préservatifs. »

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La cabine du Désir (s) installée dans le hall – Crédit SA

Ensuite, chacun d’entre vous a la possibilité d’entrer dans la fameuse cabine du désir pour y rencontrer et entamer un dialogue avec Audrey Petburn. Mais attention : la cabine est ouverte aux spectateurs un par un. À l’intérieur, c’est entre trois et sept minutes par « client ». Pas d’inquiétude : l’objectif n’est pas de mettre les gens mal à l’aise ou de les prendre à partie. L’intention est simplement de provoquer des discussions. Le bouche à oreille fonctionne. C’est, pour Romance Etcaetera, une façon d’apporter une petite touche de sensualité à la soirée. Il se passe toujours des choses imprévisibles autour d’une « Cabine du désir ». Tentation assurée.

Ambiance feutrée dans la Cabine

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Ce soir là, la cabine du désir et la bibliothèque de Romance etcaetéra étaient discrètement installées dans un coin du hall de la Maison des Étudiants. Tout au long de la soirée, les curieux ont afflué pour rencontrer ces deux personnages mystérieux. L’attente se fait dans la bibliothèque ou autour d’un stand de prévention. Ainsi, le visiteur peut se munir de préservatifs et consulter des ouvrages de psychologie, de sociologie ou de pornographie. Madame Jacqueline, interprété par un homme, gère les entrées et les sorties. Une fois dans le décor intime, la lanterne rouge s’allume à l’extérieur. Audrey Petburn, installée derrière une vitre dans une ambiance feutrée aux couleurs chaudes, vous accueille et vous invite à prendre le téléphone ancien pour un dialogue envoûtant ; un moment agréable plein de tendresse, d’humour et de poésie, sans tabou. “Je suis rentré. Il y avait une jeune fille affriolante qui m’a lu des poèmes anciens et plutôt crus. C’était charmant”, confie à la sortie de la cabine, un curieux visiteur.

« Désirs Version 1 » : Chants, danses, musiques et théâtre

« Désirs Version 1 » est une vraie proposition de partage avec le public. Un méli-mélo artistique qui a toute sa place dans la soirée « Désir(s) ». En mêlant chants, danses, musiques et théâtre, le spectacle a suscité interrogations et émotions.

Il est 21h30. Devant la salle de spectacle s’empresse un public, impatient de voir la suite de la soirée Désir(s), avec la pièce de théâtre de la Compagnie Sens Dessous Dessus.

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Desir version 1 – Crédit SA

Première surprise, les 18 acteurs sont dans le public. Un petit moment de suspens et ils rejoignent la scène pour 50 minutes de spectacle intense et d’émotions. Le désir est abordé selon différentes facettes : le désir de vouloir être un autre, le désir sensuel, mortifère, possessif… Certaines scènes peuvent choquer. Les acteurs abordent des sujets tels que la violence dans le sexe, la pédophilie avec beaucoup d’émotions et de sensibilité. Les spectateurs sont secoués, personne ne quitte la salle alors que les acteurs ont déjà rejoint les coulisses. ” J’étais en transe tout au long du spectacle. C’était incroyable. On essaye tous de se cacher derrière un masque. Là, les acteurs nous montrent vraiment ce que l’on a à l’intérieur. Ils entrent en nous. C’est çà qui est le plus violent”