Campus en festival est terminé. Satisfactions, bilan des nouveautés 2011, projets et améliorations à venir : le point avec Lionel Poutaraud, animateur culturel de l’Université de Poitiers qui nous livre ses impressions sur le déroulement des festivités.
L’équipe d’organisation de Campus en festival 2011
Quels ont été pour vous les temps forts de ce festival ?
Lionel Poutaraud : Chaque soirée est un temps fort. Tous les événements sont importants, que l’on parle de musique, de théâtre ou encore de soirées historiques. D’un point de vue global, nous sommes plutôt satisfaits car nous avons vraiment eu de bonnes propositions, pour beaucoup proches d’un travail professionnel. Je pense même que la qualité s’est améliorée par rapport à l’an dernier.
Quelle a été la fréquentation ?
L.P : Nous sommes à peu près sur les mêmes bases qu’en 2010, soit environ 8000 spectateurs. Il y avait cette année 70 événements sur 11 jours, ce qui était moins que l’an dernier, mais nous avons quand même un public à peu près équivalent. Bien sûr, et même si ce n’est pas cela que l’on recherche, il y a toujours plus de monde lorsqu’il y a un nom un peu connu. Cette année, c’étaient Shirin Ebadi, avec une conférence qui a amené 500 personnes, et True Live qui a rempli le Confort Moderne.
En quoi l’édition 2011 s’est-elle différenciée des autres ?
L.P : Les nouveautés cette année étaient les installations plastiques à l’entrée de la Maison des étudiants où l’on a pu faire du spectacle dans un décor beaucoup plus intéressant que ce qu’il y avait auparavant. Il y avait aussi le journal Festif’Infos qui est très important pour les associations. Elles peuvent voir que l’on parle d’elles un peu partout et elles ont l’impression que l’on s’y intéresse encore plus. C’est également bien pour les UFR qui reçoivent une image de ce qu’il peut se passer ici. Le fait de créer des liens avec l’ENSIP ou encore la fac de Lettres est très intéressant.
Et côté communication ?
L.P : Là, nous avons aussi développé une page Facebook pour avoir une présence dans les réseaux sociaux. Il y avait également de nouvelles thématiques. Nous avons été cette année très portés sur la solidarité, l’environnement avec le festival du film environnemental, le prix Shirin Ebadi (qui récompense les actions citoyennes : Droits de l’homme, égalité des sexes…), ou encore l’installation ZO avec des matériaux recyclés.
Avez-vous de nouvelles idées pour l’an prochain ?
L.P : Pour le moment, nous sommes plutôt en train de tirer les conséquences de ce qui a pu fonctionner ou non. Nous essayons de comprendre pourquoi tel événement attire moins qu’un autre : est-ce à cause du lieu, de la communication ou du contenu de la programmation pas assez adapté ? On attend encore, car le festival n’est pas terminé. Mais nous commençons déjà à faire des bilans qui nous aideront à l’améliorer. Il est vrai aussi que les associations proposent tous les ans de nouveaux projets.
A quelles améliorations pensez-vous ?
L.P : Dans l’organisation, il y a des choses à faire. Je pense par exemple que des interventions entre midi et deux peuvent être développées. On peut aussi essayer de plus s’impliquer dans le centre-ville même si cela n’est pas évident car il faut trouver des lieux disponibles pour un type de spectacles précis ; sachant que Campus en festival est tard dans l’année, il est très compliqué de perturber une programmation établie depuis longtemps. La communication est aussi à améliorer.
Et les relations avec les associations ?
L.P : Il faudrait essayer de rencontrer plus les associations étudiantes, savoir ce qu’elles ont envie de faire. Mais ce n’est pas simple car nous ne sommes pas nombreux à organiser les festivités. Mon idée est de leur faire comprendre que l’on peut s’impliquer autrement que par des spectacles. Par de la décoration par exemple, afin que l’on ait davantage l’impression de voir un campus « en fête ».
Propos recueillis par Simon Moreau – Festif’Infos

















